Sale bacho !
Autoportrait au pinceau, à 30 ans

Remember, il y a peu de temps, je publiais un article plein de poésie sur nos 18 ans... en tout cas les miens. Et comme par hasard, aujourd'hui débutent les épreuves du bac.
Voilà une belle occasion pour Luc Ferry (et non Jules comme j'ai pu mettre) d'ouvrir sa grande gueule (ce matin sur une grande radio nationale d'informations) : selon notre ex-ministre de l'éducation, l'épreuve de philosophie telle qu'elle est conçue est inutile, car n'appelle aucune notation "objective". M. Ferry propose donc un examen basé sur l'histoire de la philosophie et non plus sur la réflexion, qui elle, échappant au simple domaine des connaissances, n'est pas quantifiable...
Luc, à qui il faut bien rendre ses propos cons (puisque je le confonds avec Jules), préfère donc une dissertation du type QCM, où il suffit de recracher des chronologies, des lieux et des noms...et justes SVP ! Argument de taille : M. Ferry affirme qu'il pourrait aujourd'hui repasser son agrégation de philo avec comme sujet "le temps et l'espace" et obtenir "facilement" 17 ou 18/20, sans pour autant avoir rien compris au temps et l'espace, de son propre aveu. Selon lui, il faut donc avoir compris pour être légitime de parler de quoique ce soit... Ce qui va effectivement à l'encontre de toute réflexion, puisqu'il faut bien disserter sur des concepts que l'on ne maîtrise pas pour les comprendre au final. Mais bon, quand on passe le bac, on n'est plus là pour apprendre ni comprendre, mais pour scorer ! Pas vrai Luc ?! Seules les notes comptent (comme seules comptent les salaires, les chiffres du chômage, les taux de tout et n'importe quoi...)
Reconnaissons-le : une même copie de philo notée par 2 correcteurs différents peut tour à tour obtenir 18 ou 3/20, et je le sais d'expérience. Mais est-ce que cette "injustice" invalide l'épreuve ? Ne faut-il pas plutôt y voir une humanisation, où la subjectivité, l'approximation, l'erreur et l'inspiration sont acceptées ? Et donc le génie...
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